21 septembre 2006
Les réfugiés de Calais : appel urgent association C'SUR
12 septembre 2006
Les réponses qui n’arrivent pas à Dieu sont trop courtes.
Exhortation de Benoît XVI lors des vêpres à Munich
ROME, Lundi 11 septembre 2006 (ZENIT.org) – « Les réponses qui n'arrivent pas à Dieu sont trop courtes » : le pape Benoît XVI encourage les éducateurs à susciter chez les jeunes les interrogations fondamentales. La technique et les connaissances dit le pape en substance ne « suffisent pas ».
Le pape s'est en effet adressé aux éducateurs dans le cadre des vêpres de dimanche soir en la cathédrale de Munich.
Aux éducateurs et aux professeurs de religion, le pape disait : « je vous prie de tout cœur de maintenir la recherche de Dieu présente dans l'école, de ce Dieu qui en Jésus Christ s'est rendu visible pour nous. Je sais que dans notre monde pluraliste, il est difficile à l'école de lancer le discours sur la foi. Mais ce n'est pas du tout suffisant que les enfants et les jeunes acquièrent à l'école uniquement des connaissances et des aptitudes techniques, et pas les critères qui donnent aux connaissances et aux aptitudes une orientation et un sens ».
« Stimulez les élèves à poser des questions pas seulement sur ceci et cela – c'est aussi une bonne chose – mais à s'interroger surtout sur le 'd'où' et 'vers où' de notre vie. Aidez-les à se rendre compte que toutes les réponses qui n'arrivent pas à Dieu sont trop courtes ».
09 septembre 2006
Invitation à vivre un dimanche "habité"
L'Eucharistie fait partie du dimanche. Au matin de Pâques, les femmes en premier, puis les disciples, ont eu la grâce de voir le Seigneur. Depuis lors, ils ont su que désormais le premier jour de la semaine, le dimanche, serait son jour à lui, le jour du Christ. Le jour du commencement de la création devenait le jour du renouvellement de la création. Création et rédemption vont ensemble.
C'est pour cela que le dimanche est tellement important. Il est beau qu'aujourd'hui, dans de nombreuses cultures, le dimanche soit un jour libre ou, qu'avec le samedi, il constitue même ce qu'on appelle le « week-end » libre. Ce temps libre, toutefois, demeure vide si Dieu n'y est pas présent.
Chers amis ! Quelquefois, dans un premier temps, il peut s'avérer plutôt mal commode de devoir prévoir aussi la Messe dans le programme du dimanche. Mais si vous en prenez l'engagement, vous constaterez aussi que c'est précisément ce qui donne le juste centre au temps libre. Ne vous laissez pas dissuader de participer à l'Eucharistie du dimanche et aidez aussi les autres à la découvrir. Parce que la joie dont nous avons besoin se dégage d'elle, nous devons assurément apprendre à en comprendre toujours plus la profondeur, nous devons apprendre à l'aimer. Engageons-nous en ce sens, cela en vaut la peine ! Découvrons la profonde richesse de la liturgie de l'Église et sa vraie grandeur : nous ne faisons pas la fête pour nous, mais c'est au contraire le Dieu vivant lui-même qui prépare une fête pour nous.
02 septembre 2006
Homélie que j'ai prononcée le 1er septembre 2006 devant mes collègues enseignants
Homélie du 1er septembre 2006
Rentrée scolaire
Haffreingue Chanlaire
(textes St Paul corinthiens 1, 17-25 et St Matthieu 25, 1-13.)
Ces 2 textes que nous venons d'entendre, sont plutôt déconcertants pour éclairer une rentrée scolaire; Ceux sont prévus dans l'ordinaire de la messe de ce jour.
D'abord St Paul qui vient nous dire " la sagesse des sages, je la mènerai à sa perte, et je rejetterai l'intelligence des intelligents. " Avec des paroles comme cela, nous allons pouvoir dire la semaine prochaine à nos élèves : " rentrez chez vous, retournez en vacances ! "
Et Jésus le Christ qui donne cette parabole des vierges qui attendent l'époux, et celui-ci qui tarde à venir... Qu'est-ce à dire ? Qu'elle est cette huile qui vient à manquer aux insensées ?
Permettez moi de vous entraîner dans une petite méditation.
Il me semble qu'apparaît dans ces textes toute la dimension spirituelle de l'enseignement catholique.
Si nous nous contentons d'enseigner un savoir, si cette transmission n'est pas habitée par l'Esprit de l'Evangile, je dirais même plus, si elle n'est pas imbibée de l'Amour de Dieu pour ses créatures et sa création, quelque part, nous avons faux.
Comme le dit St Paul dans ce texte que nous venons d'entendre : " Puisque le monde avec toute sa sagesse, n'a pas su reconnaître Dieu à travers les oeuvres de la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par cette folie qu'est la proclamation de l'Evangile. " et il continue par cette proclamation de foi : " Nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les juifs, folie pour les païens ".
Si nous sommes de simples exécutants des programmes officiels donnés par le ministère de l'éducation nationale, quelle valeur ajoutée apportons nous aux jeunes qui nous sont confiés ?
Nous avons pour mission d'apporter de la couleur à notre enseignement, dans la façon dont nous avons à le faire passer, dans la façon où nous encadrons nos jeunes, pour qu'eux mêmes perçoivent l'Esprit de l'Evangile qui nous anime et qu'eux aussi désirent découvrir cette folie de Dieu.
Comment arriver à cela ?
Je crois que l'Evangile nous donne un éclairage. Le Christ prend encore un fois l'exemple d'un mariage, pour nous rappeler que Dieu fait alliance avec nous.
Pourquoi ces jeunes filles attendent l'époux ?
Dans les coutumes juives, le mariage était célébré en deux actes. Le premier acte était l'engagement officiel et contraignant des deux jeunes et de leurs familles. Après un certain temps, les noces étaient achevées par le second acte qui était la venue de l'époux à la maison de la fiancée, là où elle l'attendait pour quitter sa famille et aller demeurer chez lui, pour toujours.
Dans cette parabole, nous sommes juste entre les deux étapes.
L'époux bien-sûr représente le Christ. Il tarde à venir. Soudain il arrive, tout le monde est alors assoupi. Elles se réveillent, et 5 d'entres elles n'avaient pas prévu ce retard et manquent d'huile.
Qu'est-ce que cette venue de l'époux ? Bien sûr il reviendra à la fin des temps comme il est parti lors de l'ascension. Mais aussi n'est-il pas là par l'Esprit présent à nos côtés se réjouissant quand nous nous réjouissons, souffrant quand nous souffrons, nous conduisant en bon pasteur qu'il est.
Nos jeunes aussi vivent. Sommes nous en état de veille ou endormis lorsque ceux-ci chemine dans leur vie. Avons-nous aussi assez de " carburant " pour avoir la lumière au bon moment et ainsi les aider ?
Quelle est cette huile dont nous avons besoin ? Ne serait-ce pas la lecture et l'approfondissement de la Parole de Dieu, qui nous permet de mieux connaître le Christ et donc le Père.
Ne serait-ce pas la prière qui doit habiter nos journées de travail ou de repos ?
Ne serait-ce pas la réponse à l'invitation au repas auquel nous allons participer dans 3 minutes grâce à nos frères prêtres.
Voici ce que Benoît XVI dit de l'Eucharistie :
" Jésus ne nous a pas donné la mission de répéter la Cène pascale, qui, du reste, en tant qu'anniversaire, ne peut pas se répéter à volonté. Il nous a donné la mission d'entrer dans son « heure ». L'heure de Jésus est l'heure où l'amour est vainqueur. En d'autres termes c'est Dieu qui a vaincu, parce qu'il est l'Amour. L'heure de Jésus veut devenir notre heure et elle le deviendra si nous-mêmes, par la célébration de l'Eucharistie, nous nous laissons entraîner dans ce processus de transformations que le Seigneur a en vue. L'Eucharistie doit devenir le centre de notre vie. "
En conclusion, soyons comme les vierges prévoyantes, alimentons nos lampes à la source, pour être présence habitée auprès de nos jeunes.
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Mon blog : http://lsarazin.blogspot.com/
28 août 2006
Epître dite de Barnabé (130 ap.J.C.)
Epître dite de Barnabé
Le Christ nous appelle à choisir la voie qui conduit à son Royaume (Mt 7,13)
Il existe deux voies d'enseignement et d'action : celle de la lumière et celle des ténèbres. L'écart est grand entre ces deux voies. Sur l'une sont postés les anges de Dieu, porteurs de lumière, sur l'autre, les anges de Satan...
Voici la voie de la lumière. Que celui qui veut y cheminer jusqu'au but assigné s'applique à sa tâche. Voici la connaissance qui nous a été donnée pour nous diriger dans cette voie : tu aimeras celui qui t'a créé, tu craindras celui qui t'a façonné, tu glorifieras celui qui t'a racheté de la mort, tu seras simple de coeur et riche d'esprit. Tu ne t'attacheras pas à ceux qui foulent le chemin de la mort... Tu ne t'élèveras pas, mais tu seras humble toujours. Tu ne tireras gloire de rien, tu ne trameras pas de mauvais desseins contre ton prochain... Tu ne feras pas acception des personnes en reprenant leurs fautes. Tu resteras doux et paisible, et tu seras dans la crainte devant les paroles que tu as entendues. Tu ne garderas pas rancune à ton frère.
Tu ne t'interrogeras pas sur ce que demain réserve. Tu n'invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ; tu aimeras ton prochain plus que ta vie. Tu ne pratiqueras pas l'avortement, et tu ne feras pas mourir le nouveau-né... Tu accueilleras les événements de ta vie comme des bienfaits, en sachant que rien n'arrive en dehors de Dieu...
Tu partageras tout avec ton prochain, sans rien appeler ton bien propre (Ac 4,32). Car si vous mettez en commun les biens incorruptibles, combien plus les biens périssables... Jusqu'à la fin, tu haïras le mal... Tu jugeras avec équité. Tu ne créeras pas la division, mais tu rétabliras la paix en réconciliant les adversaires. Tu confesseras tes péchés. Tu ne viendras pas à la prière avec une conscience mauvaise.
27 août 2006
Le mystère de l'Eucharistie
Homélie, Célébration eucharistique, 20ème Journée Mondiale de la Jeunesse, 21/08/05 (trad. DC 2343, p. 907)
A la dernière Cène, la nouveauté qui s'est produite résidait dans la nouvelle profondeur que prenait l'ancienne prière de bénédiction d'Israël, qui devient alors la parole de la transformation et nous donne à nous de participer à l'heure du Christ (Jn 13,1). Jésus ne nous a pas donné la mission de répéter la Cène pascale, qui, du reste, en tant qu'anniversaire, ne peut pas se répéter à volonté. Il nous a donné la mission d'entrer dans son « heure ».
Nous y entrons grâce à la parole qui vient du pouvoir sacré de la consécration : une transformation qui se réalise par la prière de louange, qui nous met en continuité avec Israël et avec toute l'histoire du salut, et qui, en même temps, nous donne la nouveauté vers laquelle cette prière tendait par sa nature la plus profonde. Cette prière, appelée par l'Église « prière eucharistique », constitue l'Eucharistie. Elle est parole de pouvoir, qui transforme les dons de la terre de façon tout à fait nouvelle en don de soi de Dieu et qui nous engage dans ce processus de transformation. C'est pourquoi nous appelons cet événement Eucharistie, traduction du mot hébraïque « beracha » : remerciement, louange, bénédiction, et ainsi transformation à partir du Seigneur, présence de son « heure ».
L'heure de Jésus est l'heure où l'amour est vainqueur. En d'autres termes c'est Dieu qui a vaincu, parce qu'il est l'Amour. L'heure de Jésus veut devenir notre heure et elle le deviendra si nous-mêmes, par la célébration de l'Eucharistie, nous nous laissons entraîner dans ce processus de transformations que le Seigneur a en vue. L'Eucharistie doit devenir le centre de notre vie.
20 août 2006
Entretien avec frère Alois, à un an de la mort de frère Roger de Taizé
L'héritage du fondateur est encore vivant
ROME, Mercredi 16 août 2006 (ZENIT.org) – Le fondateur de la Communauté de Taizé a laissé « un héritage immense… Tout d'abord peut-être, l'importance de se convertir jour après jour à la confiance en Dieu ». A l'occasion du premier anniversaire de la mort de frère Roger de Taizé, nous reprenons ci-dessous un entretien accordé par le frère Alois, nouveau prieur de la communauté, à Daniele Zappalà, pour le quotidien italien www.avvenire.it (cf. Dimanche 13 août).
Frère Alois Löser, catholique, est devenu le prieur de la communauté œcuménique de Taizé après l'assassinat du fondateur, frère Roger Schutz, le 16 août 2005, par une personne souffrant d'un déséquilibre psychique, au cours de la prière du soir. Il est né en Allemagne en 1954.
« Après la mort de frère Roger, raconte frère Alois, nous avons vraiment vécu une unité profonde entre nous et nous avons été surpris de retrouver ce quelque chose si bien décrit dans les Actes des Apôtres, où l'on parle des premiers chrétiens comme d'un seul cœur et d'une seule âme ».
Q : Peut-on parler du début d'une nouvelle saison pour Taizé ?
Fr. Alois : Absolument, car avec la disparition si tragique de frère Roger, tout a changé pour nous. Il n'est plus là et un an après nous sentons encore le vide. Mais dans le même temps, nous devons reconnaître que rien n'a changé car nous avons le sentiment de continuer à avancer sur le chemin évangélique qu'il nous a indiqué. Les jeunes continuent par ailleurs à vivre avec nous ce pèlerinage de confiance. Ceci indique clairement que frère Roger n'a pas attiré l'attention sur lui-même mais sur la présence du Christ, comme Jean-Baptiste. Nous sentons cette présence du Christ, et celle-ci nous permet d'aller de l'avant.
Q : Quels ont été les moments les plus intenses vécus ces derniers mois par la communauté ?
Fr. Alois : Tout d'abord la rencontre européenne à Milan. C'était la première rencontre sans frère Roger et l'accueil a été vraiment formidable. Dans les paroisses, dans les églises et dans le silence des temps de prière. Je me souviendrai en particulier de la bonté et du visage de Mgr Mario Spezzibottiani, qui est décédé depuis. Les personnes participaient avec une intensité plus grande que jamais et nous avons senti qu'elles voulaient poursuivre ce pèlerinage de confiance. Après la rencontre, j'ai pu avoir une audience privée avec le pape Benoît XVI. Le fait qu'il nous encourage à continuer à vivre avec l'héritage de frère Roger est merveilleux. Nous recevons depuis, encore plus de visites.
Q : Vous avez parlé d'un changement. Pouvez-vous nous expliquer dans quel sens ?
Fr. Alois : Nous le verrons à long terme. Pour le moment il y a encore énormément à faire pour continuer à explorer le chemin ouvert par frère Roger. Un exemple. Avant la Pentecôte je me trouvais avec deux frères à Moscou où nous avons été accueillis très chaleureusement par le patriarche Alexis II. Il nous a dit que nous devrions approfondir notre collaboration car de nombreux jeunes orthodoxes viennent à Taizé. J'ai pu constaté la confiance, exceptionnelle, que frère Roger a réussi à créer à travers plusieurs décennies de contacts. Ce n'est qu'un exemple. Il en est de même avec les rencontres de jeunes sur d'autres continents. En octobre, nous aurons une rencontre à Calcutta. Il y a un nombre assez important de jeunes indiens qui viennent ici et nous nous demandons comment créer une écoute entre les continents. La mondialisation existe mais de nouveaux murs se créent également entre les continents.
Q : L'œcuménisme – le chemin des chrétiens vers l'unité – apparaît comme une vaste frontière. Qu'en pensez-vous ?
Fr. Alois : Pour nous, la recherche de l'unité des chrétiens reste une passion. Nous nous demandons comment il est possible de parler d'un Dieu d'amour et de justifier en même temps nos séparations avec une telle énergie. Je crois que de nombreuses personnes éloignées de l'Eglise ne comprennent pas cela et nous devons tout faire pour rechercher cette unité. Il y a de nombreuses choses que nous pouvons faire mais nous que nous ne faisons pas suffisamment. Ici à Taizé nous nous réunissons trois fois par jour entre confessions différentes dans une prière commune autour de la parole de Dieu. Avec le chant des psaumes, le silence… Il s'agit d'une humble contribution mais je crois, d'une contribution concrète, pour avancer sur un chemin qui se révèle encore ardu aujourd'hui.
Q : Que cherchent les milliers de jeunes qui viennent chaque année à Taizé ?
Fr. Alois : Nous ne le savons pas et nous continuons nous aussi à nous le demander. Il y a certes la soif d'une vie spirituelle et nous voulons que les jeunes trouvent dans l'Eglise cette source de la présence de Dieu. Les rencontres internationales permettent une expérience d'Eglise qui encourage ensuite à retourner dans les paroisses, dans son propre environnement local. Nous disons à tous les jeunes que nous ne voulons pas créer un mouvement de Taizé. Une personne qui vient d'Italie ne peut pas avoir sa communauté stable à Taizé. Il est nécessaire d'avoir des communautés locales et des paroisses. La paroisse restera importante car toutes les générations s'y retrouvent et l'on ne se choisit pas. Nous sommes ensemble dans l'Eglise parce que le Christ nous réunit et non parce que nous nous sommes choisis les uns les autres.
Q : Que restera-t-il du message et du charisme de frère Roger ?
Fr. Alois : Un héritage immense et encore vivant. Tout d'abord peut-être, l'importance de se convertir jour après jour à la confiance en Dieu. A partir de là de nombreuses choses deviennent possibles et Dieu nous montrera le chemin.
